Écart de rémunération entre les femmes et les hommes dans l'UE en 2024 : combien les femmes gagnent de moins par heure, en moyenne
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En 2024, la rémunération horaire brute moyenne des femmes dans l'UE était inférieure de 11,1 % à celle des hommes, contre 14,4 % en 2018. L'écart non ajusté allait de 18,8 % en Estonie à moins 0,8 % au Luxembourg. Voici les chiffres des 27 pays et ce que cet indicateur mesure ou non.

En 2024, la rémunération horaire brute moyenne des femmes dans l'UE était inférieure de 11,1 % à celle des hommes, selon Eurostat. En 2018, l'écart était de 14,4 %. Les chiffres viennent des données d'Eurostat sur l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes, mises à jour pour la dernière fois le 26 février 2026, qui couvrent 2024 pour les 27 pays. La plupart des chiffres de 2024 sont provisoires.
Comment l'écart est calculé
Eurostat prend la rémunération horaire brute moyenne des hommes et des femmes salariés, soustrait la moyenne des femmes de celle des hommes et exprime le résultat en pourcentage de la moyenne des hommes. La rémunération horaire inclut les heures supplémentaires payées et exclut les paiements non réguliers. Les salariés à temps partiel sont inclus, et il n'y a pas de restriction d'âge ni d'heures travaillées.
Les chiffres couvrent les entreprises de 10 salariés ou plus dans l'industrie, la construction et les services, hors administration publique et défense. C'est le champ qu'Eurostat utilise pour le chiffre de l'UE. La valeur de l'UE est une moyenne pondérée des écarts nationaux, avec le nombre de salariés de chaque pays comme poids.
Ce que signifie « non ajusté »
Il s'agit de l'écart de rémunération non ajusté. Il compare l'ensemble des hommes et des femmes en emploi, et non des hommes et des femmes au même poste, avec le même temps de travail ou la même expérience. Eurostat le décrit comme la mesure d'un concept plus large que celui de salaire égal pour un travail égal, et note qu'une partie de l'écart peut s'expliquer par les caractéristiques individuelles des hommes et des femmes en emploi et par le fait que les hommes et les femmes tendent à travailler dans des secteurs et des professions différents.
Un écart faible ne prouve donc pas que les hommes et les femmes sont payés pareil pour le même travail, et un écart élevé ne prouve pas une discrimination. L'indicateur donne une image d'ensemble ; il ne dit pas pourquoi l'écart existe dans tel ou tel pays.
Le tableau
Écart de rémunération non ajusté, différence entre la rémunération horaire brute moyenne des hommes et celle des femmes en % de celle des hommes, du plus grand au plus petit écart en 2024. La dernière colonne est la variation en points de pourcentage depuis 2018.
| Rang | Pays | 2024 | 2018 | Variation depuis 2018, points |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Estonie | 18,8 | 21,8 | -3,0 |
| 2 | Tchéquie | 18,5 | 20,1 | -1,6 |
| 3 | Autriche | 17,6 | 20,4 | -2,8 |
| 4 | Hongrie | 16,9 | 14,2 | 2,7 |
| 5 | Finlande | 16,3 | 16,9 | -0,6 |
| 6 | Slovaquie | 15,7 | 19,8 | -4,1 |
| 7 | Allemagne | 15,6 | 20,1 | -4,5 |
| 8 | Danemark | 14,0 | 14,6 | -0,6 |
| 9 | Lettonie | 13,9 | 19,6 | -5,7 |
| 10 | Grèce | 13,4 | 10,4 | 3,0 |
| 11 | Bulgarie | 12,0 | 13,9 | -1,9 |
| 12 | Chypre | 11,8 | 10,4 | 1,4 |
| 12 | France | 11,8 | 16,7 | -4,9 |
| 14 | Pays-Bas | 11,2 | 14,7 | -3,5 |
| 14 | Suède | 11,2 | 12,1 | -0,9 |
| 16 | Lituanie | 10,0 | 14,0 | -4,0 |
| 17 | Irlande | 8,3 | 11,3 | -3,0 |
| 18 | Slovénie | 8,0 | 9,3 | -1,3 |
| 19 | Espagne | 7,3 | 11,9 | -4,6 |
| 20 | Portugal | 7,0 | 8,9 | -1,9 |
| 21 | Croatie | 6,6 | 11,4 | -4,8 |
| 22 | Italie | 5,3 | 5,5 | -0,2 |
| 23 | Malte | 4,9 | 13,0 | -8,1 |
| 24 | Pologne | 4,0 | 8,5 | -4,5 |
| 25 | Roumanie | 3,7 | 2,2 | 1,5 |
| 26 | Belgique | 0,7 | 5,8 | -5,1 |
| 27 | Luxembourg | -0,8 | 1,4 | -2,2 |
| UE | 11,1 | 14,4 | -3,3 |
Où l'écart est le plus grand
L'Estonie avait le plus grand écart en 2024, 18,8 %, suivie de la Tchéquie (18,5 %), de l'Autriche (17,6 %), de la Hongrie (16,9 %) et de la Finlande (16,3 %). La Slovaquie (15,7 %) et l'Allemagne (15,6 %) étaient aussi au-dessus de 15 %. Au total, 15 pays étaient au-dessus du chiffre de l'UE, 11,1 %.
Où il est le plus faible
Les écarts les plus faibles étaient au Luxembourg, en Belgique (0,7 %), en Roumanie (3,7 %), en Pologne (4,0 %) et à Malte (4,9 %). Au Luxembourg, l'écart était négatif, moins 0,8 % : en moyenne, la rémunération horaire brute des femmes y était légèrement supérieure à celle des hommes. Eurostat note que les écarts négatifs doivent être lus au regard des personnes en emploi : les femmes qui travaillent peuvent, par exemple, avoir des qualifications et un niveau d'études comparativement plus élevés que les hommes.
Comment l'écart a évolué depuis 2018
Entre 2018 et 2024, l'écart s'est réduit dans 23 pays et a augmenté dans 4. Le chiffre de l'UE a baissé de 3,3 points, de 14,4 % à 11,1 %.
La plus forte baisse a eu lieu à Malte, 8,1 points, de 13,0 % à 4,9 %. Suivent la Lettonie (5,7 points), la Belgique (5,1), la France (4,9) et la Croatie (4,8). L'écart a augmenté en Grèce (de 3,0 points), en Hongrie (2,7), en Roumanie (1,5) et à Chypre (1,4).
Eurostat signale des ruptures de série en Hongrie en 2019, en Allemagne en 2022, en Slovénie en 2023 et en Finlande en 2024, de sorte que l'évolution de ces quatre pays demande de la prudence.
Chiffres liés
Pour les salaires moyens à temps plein dans l'OCDE, voir le salaire moyen dans l'OCDE. Pour le plancher légal, voir les salaires minimums en Europe, et pour ce qui reste après impôts, la part de votre salaire que vous gardez.
Notes sur les données
- Chiffres provisoires et estimés. Tous les chiffres de 2024 sauf celui de la Pologne sont provisoires ou estimés ; celui de la Roumanie est estimé. Eurostat remplace les chiffres provisoires quand la prochaine enquête sur la structure des salaires, réalisée tous les quatre ans, est disponible.
- Tchéquie. La définition diffère : contrairement aux autres pays, les chiffres couvrent l'administration publique et les entreprises de moins de 10 salariés.
- Sources. Les chiffres viennent de l'enquête sur la structure des salaires, réalisée tous les quatre ans, et d'estimations nationales pour les années intermédiaires.
Profils de pays : Estonie, Tchéquie, Autriche, Allemagne, Luxembourg, Belgique, Pologne et Grèce.
Pays dans cet article
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À lire aussi
Sources
- Eurostat. Gender pay gap in unadjusted form by NACE Rev. 2 activity, structure of earnings survey methodology (earn_gr_gpgr2), industry, construction and services except public administration, defence and compulsory social security, 2018 and 2024 (database update of 26 February 2026). consulté le .
- Eurostat. Gender pay gap in unadjusted form, NACE Rev. 2 activity (earn_grgpg2), reference metadata. consulté le .
- Eurostat. Gender pay gap statistics (Statistics Explained), data extracted in February 2026. consulté le .